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Cette version (2019/11/26 15:27) est en ébauche.

TRICHOMONAS VAGINALIS

AGENT PATHOGENE

  • Trichomonas vaginalis est un protozoaire flagellé, mobile, extracellulaire, anaérobie Parasite strictement humain, il n’existe que sous forme végétative.
  • Il est très sensible à la dessiccation et meurt rapidement dans le milieu extérieur.
  • Sa transmission d’un individu à l’autre ne peut s’effectuer qu’en milieu humide.
  • Taux de transmission au cours des rapports sexuels : de l'ordre de 80 %
  • Retrouvé dans 10 % des cas de vaginite et moins de 5 % des urétrites masculines en France

HISTORIQUE

EPIDEMIOLOGIE

  • Première cause d’infection sexuellement transmissible dans le monde
  • L’OMS a évalué l’incidence de l’infection par Trichomonas vaginalis en 2008 à 276,4 millions de nouveaux cas/an, la classant comme première cause mondiale de maladie sexuellement transmissible dans le monde.

PHYSIOPATHOLOGIE

ASPECT CLINIQUE

A) Chez la femme :

  • Le développement de T. vaginalis est favorisé par le déséquilibre en œstrogènes. Les contraceptifs oraux semblent jouer un rôle directement protecteur. Il est fréquemment associé aux vaginoses bactériennes. L’incubation dure entre 4 et 28 jours.
  • Dans 15 à 20 % des cas, l’infection est asymptomatique.
  • Les formes subaiguës sont les plus fréquentes et représentent 60 à 70 % des cas. Elles donnent des tableaux de vaginite qui associent des leucorrhées, souvent des signes d’urétrite, un prurit et sont alors inconfortables. Les leucorrhées sont plus ou moins abondantes, parfois jaunes ou vertes (5 - 40 %), parfois spumeuses (10 - 33 %). La colposcopie peut mettre en évidence des signes de colpite focale framboisée ou en macules «léopard» dans environ la moitié des cas. Ces signes ne sont que très rarement perçus à l’examen simple du col. Il n’y a pas d’atteinte de l’endocol donc pas à proprement parler de cervicite.
  • Les formes aiguës sont rares, moins de 10 % des cas. Les leucorrhées sont très abondantes, mousseuses et aérées, jaunâtres, blanchâtres ou verdâtres, avec une odeur de plâtre frais. Le prurit est intense associé à une dyspareunie, des troubles urinaires (cystalgies, brûlures, pollakiurie…). Une cervicite est possible.

B) Chez l’homme

  • L’infection est dans 90 % des cas asymptomatique. Les formes symptomatiques donnent un tableau d’urétrite en général discrète : suintement discret avec goutte matinale, prurit et méatite inconstants. L’infection par T. vaginalis semble toucher des hommes plus âgés que C. trachomatis.

DIAGNOSTIC

A) Prélèvements

  • Chez la femme, la recherche de T. vaginalis se fait sur le prélèvement des leucorrhées ainsi qu’au cul- de-sac postérieur et à l’urètre qui est colonisé dans presque 100 % des cas.
  • Chez l’homme sur une goutte matinale ou un prélèvement à l’urètre antérieur ou sur le 1er jet urinaire.

B) Analyse

  • L’examen direct à l’état frais a une sensibilité de 60 à 80 %, les colorations ont moins d’intérêt.
  • L’immunofluorescence directe a une sensibilité inférieure à la culture qui reste la technique de référence mais qui nécessite d’attendre 3 à 7 jours et qui est relativement contraignante (milieux de cultures spécifiques type Diamond ou Roiron).
  • Des techniques de PCR commencent à être commercialisées en France mais peu de laboratoires encore en disposent. Elles sont pratiquées sur le 1er jet urinaire chez l’homme et sur un prélèvement cervico-vaginal chez la femme. La spécificité de la PCR est proche de 100% et la sensibilité supérieure à celle de la culture. Cette technique s’avère notamment intéressante pour diagnostiquer les formes peu symptomatiques dans les urines chez l’homme. Certains kits offrent une PCR combinant recherche de Nesseiria gonorrhoeae, Chlamydia trachomatis et Trichomonas vaginalis.

TRAITEMENT

  • Métronidazole ou secnidazole ou tinidazole : dose unique de 2 g per os
  • En cas d'échec d'un traitement à dose unique : métronidazole, 500 mg x 2/24h pendant 7 jours, ou tinidazole, 2g/24h pendant 2 jours

Femme enceinte symptomatique :

  • Métronidazole ovule matin et soir pendant 14 jours, ou en cas d’échec par une dose unique de 2 g (aucun effet tératogène démontré à ce jour)

PREVENTION

  • Rapports sexuels protégés (préservatifs)
  • Traitements des partenaires pour les IST
  • Dépistage des autres IST (serologie VIH, syphilis et hépatite B pour les sujets non vaccinés)
  • Vaccination hépatite B
  • Vaccination hépatite A chez les homosexuels masculins

RESUME

REFERENCES


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